Le programme national « Aide aux familles monoparentales »
Près d’un enfant sur quatre — soit 23 % des mineurs en France — grandit aujourd’hui dans une famille monoparentale.
Dans 85 % des cas, ce sont des femmes qui se retrouvent seules avec leurs enfants, souvent après une séparation. Pourtant, aucun statut ne reconnaît leur réalité.
Les lois sont devenues obsolètes face aux mutations familiales, les chiffres sont alarmants, mais rien ne bouge.
L’État connaît les faits : 30 à 40 % des pensions alimentaires ne sont pas versées, et les aides existantes sont très loin de couvrir les besoins réels liés à la scolarité, à la santé et à la vie quotidienne.
Et cela ne s’arrête pas là.
Parce que leur situation reste ignorée dans le monde du travail, ces mères se heurtent à l’incompréhension, à l’isolement, aux discriminations… et trop souvent, à un décrochage professionnel forcé. Leur précarité s’aggrave, et leurs enfants en subissent directement les conséquences.
C’est un enjeu majeur, pourtant il constitue un angle mort des politiques publiques, alors même que les données officielles sont disponibles et que plusieurs rapports — dont un récemment commandé par le gouvernement — dressent un constat clair et alarmant.

Le programme national « Aide aux familles monoparentales » porté par le fonds Femmes & Avenir
Face au vide politique, social et économique qui entoure la monoparentalité, le fonds Femmes & Avenir lance un programme national ambitieux.
Son objectif : faire reconnaître et soutenir les familles monoparentales, souvent oubliées des politiques publiques et des stratégies d’entreprise, alors qu’elles représentent près d’un quart des foyers avec enfants en France.
Reconnaître les familles monoparentales, c’est investir dans l’avenir et protéger des générations entières.
Parce qu’accompagner un parent, c’est aussi donner à chaque enfant les moyens de grandir, d’apprendre et de s’épanouir.
Ce programme mobilise les partenaires sociaux, les employeurs et les décideurs publics.
Nous agissons là où tout peut changer : sur le lieu de travail.
Nous avons élaboré une charte et un cadre d’engagement partagés par les employeurs et les décideurs, adossés à l’article 27 de la Charte sociale européenne — qui a valeur constitutionnelle en France. Ce cadre permet de mettre en place des actions concrètes de prévention, d’accompagnement et d’aménagement pour les salariés monoparents, en amont des ruptures professionnelles et personnelles.
Les deux grands axes d’action de ce programme
1. Garantir les conditions de vie des enfants et lutter contre les privations
Les familles monoparentales, dont 85 % sont dirigées par des femmes, sont confrontées à une précarité structurelle qui affecte directement les enfants.
Notre première priorité est de prévenir les privations (alimentation, logement, scolarité, santé) et d’assurer des conditions de vie dignes pour tous les enfants, quel que soit le statut de leurs parents.
Pour cela, nous demandons :
• La revalorisation du barème des pensions alimentaires, avec une proposition de passage de 190 à 380 euros par enfant, alignée sur le coût réel de la vie.
• Une garantie de versement automatique, par prélèvement à la source, pour éviter les impayés et sécuriser les revenus des familles.
2. Reconnaître la monoparentalité par un statut juridique protecteur
Il est urgent de reconnaître la monoparentalité comme une situation spécifique de vulnérabilité et de créer un statut juridique adapté, garantissant des droits renforcés.
Ce statut vise à :
• lutter contre le décrochage professionnel,
• prévenir les discriminations à l’emploi et au logement,
• garantir l’accès effectif aux droits sociaux.
Nous œuvrons pour faire évoluer les lois, les pratiques et les mentalités, afin que les politiques publiques soient enfin à la hauteur des besoins.
Nous agissons pour passer du constat à l’action structurelle, avec une mobilisation conjointe de l’État, des collectivités, des entreprises et de la société civile.
Grâce à votre don, nous pouvons déployer les 10 actions prioritaires du programme :
Maintenir une ligne d’écoute et d’orientation personnalisée
Revaloriser la pension alimentaire et garantir son versement régulier
Créer un statut juridique de parent seul assurant les responsabilités familiales
Financer l’aide scolaire à domicile
Animer les ateliers « monoparentalité » en entreprise
Mobiliser les décideurs politiques, économiques et associatifs à appliquer la charte de la monoparentalité
Proposer et défendre des réformes législatives ambitieuses
Animer une dynamique nationale pour la reconnaissance de la monoparentalité au travail et dans les politiques publiques
Créer et animer un portail référençant les professionnels chargés de l'accompagnement
Recruter des salariés à former, chargés de mettre en œuvre le programme national
Familles monoparentales : sortir du cumul d'injustices
Une absence de statut et un déni institutionnel
Une absence de reconnaissance qui rend invisible une réalité pourtant massive. Les institutions continuent de traiter ces familles comme si leur situation était temporaire ou marginale. Un déni structurel qui empêche la mise en place de droits adaptés, de protections spécifiques ou d’un accompagnement digne. Les parents, et notamment les mères, se retrouvent seuls face à une responsabilité totale, sans cadre légal qui les protège ou les soutienne.
Des inégalités de revenus et des impayés invisibilisés
Le système actuel de soutien aux familles repose sur des lois obsolètes qui n’assurent ni l’équité, ni l’effectivité des droits. Le parent gardien — majoritairement la mère — assume seul les dépenses liées à l’éducation, au logement et aux besoins du quotidien, tout en devant maintenir un emploi. Ce déséquilibre crée une pression financière constante, dans un silence administratif souvent teinté de culpabilisation ou de suspicion.
Des conditions de travail inadaptées et discriminantes
Les parents isolés sont trop souvent contraints de renoncer à leur emploi, ou à toute évolution professionnelle, faute de flexibilité ou de reconnaissance de leur situation. Aucun statut ne les protège réellement dans le monde du travail. Demander un temps partiel ou refuser un déplacement peut entraîner des sanctions, voire une mise à l’écart. Ces familles sont pénalisées simplement parce qu’elles sont seules à assumer, et leur situation reste invisible dans les politiques RH comme dans les droits sociaux.
Une détresse psychologique alimentée par le non-soutien
Solitude, fatigue extrême, anxiété liée à l’avenir des enfants, sentiment d’injustice : ces émotions sont souvent tues par peur d’être jugé ou stigmatisé. Trop de mères aimantes renoncent à leurs droits par crainte des enquêtes sociales ou des réactions institutionnelles disproportionnées. Le manque de reconnaissance de leur situation alimente un système injuste qui continue d’exclure au lieu de soutenir.
Agir maintenant, c’est prévenir la précarité de demain

La charte de la monoparentalité Femmes & Avenir : Faire reconnaitre un enjeu majeur dans l'entreprise et la société
Une des actions du programme : faire connaître et aider les décideurs à adopter le Charte de la Monoparentalité Femmes & Avenir dans les entreprises et les institutions.
Cette charte, adossée à l’Article 27 de la Charte Sociale Européenne, repose sur trois engagements :
1. Prévenir la désinsertion professionnelle des salariés monoparents,
2. Adapter le dialogue social et les pratiques RH pour mieux les soutenir,
3. Promouvoir l’égalité des chances et la conciliation des temps de vie.
L’objectif n’est pas d’accorder des privilèges, mais de sécuriser les parcours professionnels de ceux qui assument seuls une responsabilité parentale.
Pourquoi est-il crucial de reconnaître la monoparentalité comme un enjeu à part entière au sein des entreprises et du monde du travail ?
Les salariés monoparents — majoritairement des femmes — doivent concilier seuls leurs responsabilités professionnelles et familiales, ce qui génère des risques spécifiques : Fatigue chronique, absentéisme, difficultés d’accès à la mobilité ou à la formation // Stress, désinsertion professionnelle, risque de précarisation // Discriminations à l’embauche ou à l’évolution de carrière.
Ce sont autant de facteurs de risques professionnels reconnus par l’ANI sur la santé au travail .
Nous animons des ateliers de prévention et d’accompagnement des salariés monoparents.
Reconnaître toutes les familles : un enjeu de justice sociale
Aujourd’hui, le droit de la famille ne reflète plus la réalité des évolutions sociétales et familiales. Il est urgent de faire évoluer les lois et les pratiques pour reconnaître toutes les formes de familles.
Revoir nos lois, c’est reconnaître que la famille ne se limite plus au modèle traditionnel. Les familles monoparentales représentent un quart des foyers en France. Continuer à les considérer comme une exception provisoire, c’est ignorer une réalité ancrée — et laisser des millions d’enfants s’enfoncer dans la précarité psychologique et financière.
Nous agissons pour sensibiliser les décideurs politiques et économiques à cet enjeu national encore largement ignoré, aux conséquences sociales et professionnelles majeures.
Notre vision élargie de la famille
Agir pour les familles monoparentales, c’est aussi :
• Reconnaître la diversité des trajectoires : séparation, recomposition, coéducation.
• Donner une place aux familles recomposées dans le débat public : aujourd’hui absentes du droit et de la fiscalité.
• Refonder une politique familiale adaptée à la réalité, au-delà des modèles figés et des stéréotypes.
Notre message-clé
Protéger les familles monoparentales, c’est protéger l’avenir des enfants.
Reconnaître toutes les formes de famille, c’est bâtir une société plus juste, plus forte et plus cohérente.
Notre rôle est d’être une force de proposition et d’influence : nous portons un cadre, des objectifs et des axes de négociation concrets pour impulser des réformes structurelles.
Soutenez notre action : faites un don.
« Aujourd’hui, aucune loi ne reconnaît spécifiquement les parents élevant seuls leurs enfants. Cette lacune juridique, malgré l’existence de quelques aides publiques, plonge ces familles—et tout particulièrement les mères—dans la précarité : discriminations au travail, droits inadaptés et inégalités persistantes.
Or, les familles monoparentales constituent une réalité sociale majeure, dont le nombre a doublé en 30 ans. Les cadres du droit du travail, des politiques sociales et fiscales n’ont pas suivi cette évolution et demeurent inappropriés à leurs besoins.
Une des actions clés du programme « Aide aux familles monoparentales » :
Plaider pour la création d’un statut de monoparent, afin de :
• reconnaître juridiquement leur situation,
• renforcer la protection de leur emploi,
• mettre en place des aménagements concrets (congés dédiés, horaires flexibles, télétravail, soutien à la garde d’enfants).
Inscrire cette priorité dans notre droit social, c’est garantir l’égalité des chances à tous les enfants, quelles que soient leurs configurations familiales. »
Frédéric Visnovsky, membre du comité de direction du fonds Femmes & Avenir

La société a changé, mais les lois et les mentalités ne suivent pas toujours
Les familles monoparentales représentent aujourd’hui un quart des foyers avec enfants. Elles ne doivent plus être ignorées, ni exclues des politiques publiques.
Notre mission : faire évoluer les lois pour qu’elles reflètent enfin cette réalité, lutter contre les idéologies qui invisibilisent ou stigmatisent, et bâtir une société réellement inclusive.
Nous avons besoin de toutes les forces pour y parvenir.
Les particuliers, dont chaque don nous aide à avancer.
Les entreprises mécènes, dont l’engagement garantit la pérennité du programme.
Tous nos donateurs bénéficient d’avantages fiscaux. Mais au-delà de cela, ils deviennent les partenaires d’un changement de société indispensable.
Faire un don en toute confiance
Vous pouvez effectuer un don directement sur notre site sécurisé ou nous contacter.
Chaque don donne lieu à l’envoi d’un reçu fiscal, vous permettant de bénéficier des réductions prévues par la loi :
66 % de réduction d’impôt pour les particuliers, dans la limite de 20 % de votre revenu imposable.
60 % de réduction pour les entreprises, dans la limite de 5 ‰ de leur chiffre d’affaires annuel.
Nous nous engageons à une transparence totale dans l’utilisation des fonds collectés.
Sur simple demande, chaque donateur peut recevoir un suivi personnalisé des actions menées et de l’impact concret de son soutien.
Notre priorité : vous permettre de voir où va votre don, comment il agit, et quels changements il rend possibles.

